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vendredi, 20 octobre 2023 13:46

Procédure - Cunegonda Siwiec

1. Les normes canoniques concernant la procédure à suivre dans les Causes des Saints sont énoncées dans la Constitution Apostolique Divinus Perfectionis Magister, promulguée par Jean-Paul II le 25 janvier 1983 (AAS LXXV, 1983, 349-355).

2. Pour ouvrir une Cause, il faut qu'au moins cinq ans se soient écoulés depuis la mort du candidat. Ceci afin de permettre un meilleur équilibre et une plus grande objectivité dans l'évaluation du cas et de permettre aux émotions du moment de se décanter. Les personnes doivent être clairement convaincues de la sainteté du candidat (fama sanctitas) et de l'efficacité de son intercession auprès du Seigneur (fama signorum).


Né le 4 février 1982, il parcourt le Cameroun de long en large, avec son père, qui est amené à changer de résidence tous les deux ou trois ans pour des raisons professionnelles.

Sa vocation sacerdotale, que ses parents n'entravent pas et que des directeurs spirituels éclairés contribuent à renforcer, est son compagnon inséparable de ses voyages. À son entrée au séminaire, à l'âge de 11 ans, les traits fondamentaux de sa physionomie spirituelle sont déjà bien esquissés en lui : caractère décidé, intelligence vive, tendance à la colère mais prompt à s'excuser, ne supportant aucune injustice, amoureux de la prière, naturellement enclin à la méditation.

Après ses études secondaires, il choisit la filière scientifique qui, selon lui, le préparera mieux à aider ses concitoyens dans le domaine social, voire dans sa future vie de prêtre, qui demeure l'horizon vers lequel il marche. "Je veux être prêtre et je veux arriver pur au sacerdoce", dit-il, plus jaloux que jamais de sa vocation, d’autant plus qu'il est entouré et courtisé par de nombreuses filles, qui le rebaptisent "Jean Chéri". Son affabilité, sa joie et sa vitalité débordante s'expriment aussi sur les terrains de volley-ball, de basket-ball et sur la piste d'athlétisme, où le garçon têtu et volontaire donne le meilleur de lui-même, au moins autant que dans ses études et dans les petits boulots avec lesquels il tente d'aider financièrement ses parents.

La fin de ses études secondaires semble avoir éclairé son parcours vocationnel : en septembre 2001, il entre au noviciat des Oblats de Marie Immaculée, dont il est renvoyé huit mois plus tard parce que sa vocation "ne présente pas les caractéristiques du charisme des Oblats". Ce fut une véritable douche froide pour lui et pour ceux qui avaient parrainé sa vocation. Bien qu'il se dise qu'il n'a pas "à en faire un drame car officiellement on ne me reproche rien", Jean ressent tout le poids qu'entraîne ce refus dans son retour auprès de sa famille, dans la recherche d'un emploi rendu plus difficile par l'ironie et les moqueries de certains collègues. Une cousine religieuse lui ouvre la route du Carmel, presque par hasard. Il se trouve ainsi en juillet 2003 au couvent de Nkoabang, sur le petit chemin de la confiance inconditionnelle en Dieu que Thérèse de Lisieux a tracé et sur lequel Jean semble voler, comme si Dieu l'avait toujours attendu au Carmel et l'y avait toujours voulu.

Ses responsables sont si satisfaits de sa maturité spirituelle et de ses progrès continus au point de le faire passer du statut d'aspirant à celui de postulant au bout de onze mois seulement. Cependant, alors qu'il se préparait à partir pour le noviciat du Burkina Faso, un abcès apparaît sur son genou droit, immédiatement diagnostiqué comme une tumeur maligne. Les cures et les séances de chimiothérapie se sont avérées inutiles et, le 18 novembre 2004, il doit subir une amputation. Jean a traversé cette épreuve avec un courage extraordinaire, affirmant que "finalement, le Seigneur lui avait seulement demandé le don d'une jambe qui ne lui était plus nécessaire". Souhaitant qu'aucun de ceux qui l'approchent ne reparte triste, "il préfère donner de la joie", même lorsqu'il est conduit en Italie, d'abord à Legnano, puis à Candiolo. Il attire les jeunes comme un aimant, et chacun est admiré pour sa force et sa patience. Le 8 décembre 2005, avec la dispense de Rome, il fait sa profession solennelle sur son lit d'hôpital. Il se serait contenté de n'être qu'un "prêtre en fauteuil roulant", dispensateur de la miséricorde de Dieu et homme de prière, mais quand on lui annonce que ses jours sont comptés. Après un instant de perplexité, il conclut : "Je réaliserai ma vocation au Paradis, mais ce ne sera pas une pluie de roses comme celle de sainte Thérèse. Je ferai tomber un déluge de vocations sur le Carmel et l'Église".

Il est décédé le 5 janvier 2006 en odeur de sainteté.

Le processus diocésain sur la " vie, les vertus et la réputation de sainteté " a été ouvert auprès de l'archidiocèse de Milan le 15 février 2013 et s'est achevé le 9 septembre 2014. Le décret de validité a été délivré le 24 novembre 2017.


ATTENTION

1) Pour pouvoir consulter la Positio, veuillez remplir le formulaire de demande sur cette page.

2) Si votre demande est acceptée, nous vous adresserons les conditions et les modalités de consultation du document.


 


(Se religioso/a: passaporto o carta di identità, lettera del Superiore Generale. Se sacerdote: passaporto o carta di identità, lettera del vescovo. Se laico: passaporto o carta di identità, lettera centro di studi di appartenenza)

1. Les normes canoniques concernant la procédure à suivre dans les Causes des Saints sont énoncées dans la Constitution Apostolique Divinus Perfectionis Magister, promulguée par Jean-Paul II le 25 janvier 1983 (AAS LXXV, 1983, 349-355).

2. Pour ouvrir une Cause, il faut qu'au moins cinq ans se soient écoulés depuis la mort du candidat. Ceci afin de permettre un meilleur équilibre et une plus grande objectivité dans l'évaluation du cas et de permettre aux émotions du moment de se décanter. Les personnes doivent être clairement convaincues de la sainteté du candidat (fama sanctitas) et de l'efficacité de son intercession auprès du Seigneur (fama signorum).


vendredi, 20 octobre 2023 12:50

Giovanni Antonio Guadagni (cardinale)

Giovanni Antonio est né à Florence le 14 septembre 1674, fils unique du marquis Donato Guadagni et de son épouse Maddalena née Corsini, sœur du futur pape Clément XII.

Le 3 mai 1696, il obtient le diplôme de l'université de Pise en « utroque iure » (c’est-à-dire en droit civile et en droit canonique), puis s'installe à Rome comme avocat. Peu après, il retourne à Florence et décide de suivre son appel à la vie religieuse, contre l'avis de sa famille. Il entre chez les Carmes Déchaux à Arezzo et, le 1er novembre 1700, fait sa profession religieuse solennelle et reçoit le nom de Giovanni Antonio di San Bernardo. Il poursuit ses études de philosophie et de théologie dans le couvent de l'Ordre à Florence. En 1702, il est ordonné prêtre. Il sera par la suite prieur au couvent de Florence, puis provincial de l'Étrurie, et fondera un couvent à Pise.

En 1724, à la demande du Grand-Duc de Toscane, il est élu évêque d'Arezzo. Il reçoit la consécration des mains de son oncle, alors cardinal à Rome, dans l'église de Santa Maria della Scala, le 31 décembre 1724. Le 9 mars 1725, il entre solennellement à Arezzo. En 1730, il y célèbre un synode à la fois pour affirmer certains principes sur le gouvernement du diocèse et pour alerter le clergé sur les erreurs jansénistes.

Lors du Conclave de 1730, son oncle maternel est élu pape et prend le nom de Clément XII. Lors de son deuxième consistoire, tenu le 24 septembre 1831, ce dernier le crée cardinal. Le 14 octobre, il reçoit la barrette cardinalice dans la cathédrale d'Arezzo avec le titre presbytéral des Saints Silvestro et Martino ai Monti. L'année suivante, il démissionne de son siège épiscopal pour se rendre à Rome où il est nommé vicaire du diocèse de Rome, poste qu'il occupe jusqu'à sa mort. En 1738, il devient abbé commendataire de l'abbaye de Grottaferrata. En 1750, il est élevé au rang de cardinal-évêque de Frascati. En 1756, il devient sous-diacre du Collège des cardinaux et choisit le siège suburbicaire de Porto et de Santa Rufina. Il prend part à deux conclaves durant son cardinalat, celui de 1740, qui à la mort de son oncle voit l'élection de Benoît XIV, et celui de 1758, avec l'élection de Clément XIII.

Il meurt à Rome le 15 janvier de l'année suivante en odeur de sainteté. Les funérailles ont eu lieu dans l'église romaine de l’Ordre des Carmes Déchaux, Santa Maria della Scala, où il est enterré.

En 1763, le procès pour la cause de béatification et de canonisation a été ouvert.


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2. Pour ouvrir une Cause, il faut qu'au moins cinq ans se soient écoulés depuis la mort du candidat. Ceci afin de permettre un meilleur équilibre et une plus grande objectivité dans l'évaluation du cas et de permettre aux émotions du moment de se décanter. Les personnes doivent être clairement convaincues de la sainteté du candidat (fama sanctitas) et de l'efficacité de son intercession auprès du Seigneur (fama signorum).