Née à Abellin (Nazareth) le 5 janvier 1846 dans une famille grecque catholique, elle reçoit le nom de Mariam à son baptême. Orpheline à l'âge de deux ans, elle est adoptée par son oncle avec lequel elle se rend à Alexandrie en 1854. Fiancée à 12 ans à son insu, elle se coupe les cheveux afin de provoquer l'annulation du mariage, suscitant alors la colère de son oncle et de sa tante qui la traitent désormais en domestique. À un ancien employé qui, connaissant les mauvais traitements dont elle était victime, l'invitait à rejeter la foi, elle répond immédiatement : "Je suis une fille de l'Église catholique, apostolique et romaine". L’homme réagit en lui assénant un coup de cimeterre à la gorge. Inanimée, elle est enveloppée dans un drap et abandonnée dans la rue. Elle se réveille dans une grotte, assistée et soignée par une religieuse vêtue de bleu - Miriam dira plus tard qu’il s’agissait de la Vierge. Guérie et âgée de 13 ans, elle va travailler comme domestique à Alexandrie, Jérusalem et Beyrouth.
En 1863, avec la famille Naggiar, elle s'installe à Marseille, où elle ressent l'appel à la vie consacrée. En 1865, elle entre chez les Sœurs de Saint-Joseph de l'Apparition, qui ne l'admettent pas à la profession, effrayées par ses phénomènes extraordinaires : rapts, visions et, à partir du 29 mars 1867, les stigmates. Le 14 juin 1867, elle entre au Carmel de Pau. Le 27 juillet, elle reçoit l'habit et prend le nom de Sr. Marie de Jésus Crucifié. En 1870, elle part pour Mangalore (Inde) afin d'y fonder un monastère. Toutefois, deux ans plus tard, elle revient à Pau en raison de malentendus qui, associés à une douloureuse infestation diabolique, constitueront sa grande purification.
En 1872, Sr Marie confie à ses supérieures que le Seigneur veut un Carmel à Bethléem : elle y arrive le 11 septembre 1875. Architecte et maîtresse de chantier, elle fait une chute le 22 août 1878, et se fracture le bras qui se gangrènera. Il meurt le 26 août suivant.
La cérémonie de béatification a eu lieu le 13 novembre 1983 et celle de canonisation le 17 mai 2015.
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2. Pour ouvrir une Cause, il faut qu'au moins cinq ans se soient écoulés depuis la mort du candidat. Ceci afin de permettre un meilleur équilibre et une plus grande objectivité dans l'évaluation du cas et de permettre aux émotions du moment de se décanter. Les personnes doivent être clairement convaincues de la sainteté du candidat (fama sanctitas) et de l'efficacité de son intercession auprès du Seigneur (fama signorum).
Louis Martin est né à Bourdeaux le 22 août 1823. Homme de foi et de prière, il nourrit un temps le désir de se consacrer à Dieu à l'hospice du Grand-Saint-Bernard mais, découragé par l'étude du latin, il se tourne vers le métier d'horloger et s'installe à Alençon.
Zélie Guérin est née à Gandelain, près de Saint-Denis-sur-Sarthon, le 23 décembre 1831. Elle reçoit une éducation qui fait d'elle une habile dentellière au point d'Alençon. Elle aussi désirait la vie religieuse, mais sa santé précaire et le jugement négatif de la supérieure des Filles de la Charité d'Alençon l'en dissuadèrent.
Zélie rencontre providentiellement Louis sur le pont Saint-Léonard : elle croise le chemin d'un jeune homme dont la noble physionomie, la démarche réservée et l'attitude digne l'impressionnent. Au même moment, une voix intérieure lui murmure secrètement : "C'est cet homme que j'ai préparé pour toi". Ils se marient quelques mois plus tard en l'église Notre-Dame d'Alençon, dans la nuit du 13 juillet 1858. Ils eurent la joie de donner naissance à neuf enfants. Quatre d'entre eux sont décédés en bas âge, mais ni le chagrin ni les épreuves n'ont affaibli leur foi profonde, soutenue par la fréquentation quotidienne de l'Eucharistie et la dévotion filiale à la Vierge Marie. Leur dernière fille est Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus de la Sainte Face, Docteur de l'Église ; la cause de béatification d'une autre de leurs filles, Léonie (Sœur Françoise Thérèse, Visitandine), a également été ouvert.
Louis et Zélie Martin sont un exemple remarquable d'amour conjugal, de famille chrétienne travailleuse, attentive au prochain, généreuse envers les pauvres et animée d'un esprit missionnaire exemplaire, prête à s'engager dans les activités paroissiales.
Zélie est décédée à Alençon le 28 août 1877 après une longue maladie. Louis s'installe ensuite à Lisieux pour assurer un meilleur avenir à ses cinq filles. Celui qu'on surnommait « le Patriarche », après avoir offert toutes ses filles à Dieu, a connu l'humiliation d'une maladie invalidante, qu'il vécut avec dignité. Il est décédé près d'Évreux le 29 juillet 1894.
La cérémonie de béatification a eu lieu le 19 octobre 2008 et celle de canonisation le 18 octobre 2015.
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Né à Fontiveros, près d'Avila, un village de la vieille Castille espagnole, en 1542. Son père Gonzalo de Yepes est chassé par sa famille et déshérité pour avoir épousé une pauvre tisseuse de soie, Catalina Álvarez. Orphelin de père dès son plus jeune âge, il doit se déplacer de ville en ville avec sa mère, active et travailleuse, pour subvenir à leurs besoins. Il est ainsi amené à étudier et à travailler en différents lieux.
Entre 1551 et 1559, il reçoit une formation culturelle et professionnelle au "Colegio de los doctrinos" de Medina del Campo (aujourd'hui dans la province de Valladolid), où sa mère s'était installée. Il exerce les métiers de charpentier, tailleur, peintre et sculpteur, puis acolyte de l'église de la Madeleine, commis et aide-soignant à l'hôpital de la Concepción.
En 1563, il entre dans l'Ordre des Carmes. Entre 1564 et 1568, il fait ses études théologiques et philosophiques à l'Université de Salamanque. En 1567, il est ordonné prêtre.
En octobre 1567, il rencontre Thérèse d'Avila, qui a entrepris une réforme du Carmel. Le 9 août 1568, après de nombreux entretiens avec Thérèse d'Ávila, il part pour Valladolid où Thérèse doit fonder un monastère de Carmélites déchaussées. Il reste là jusqu'en octobre, s'informant en détail sur le nouveau mode de vie de la réforme. Puis, il se rend à Duruelo (Ségovie), où il aménage une ferme en premier couvent de Carmes Déchaux. Le 28 novembre, premier dimanche de l'Avent, il y inaugure le nouveau mode de vie des frères. C'est à cette occasion qu'il prend le nom de Jean de la Croix.
Entre 1572 et 1577, il est confesseur et conseiller spirituel au monastère de l'Incarnation à Ávila. Le 2 décembre 1577, il est emprisonné au couvent des Carmes chaussés de Tolède. Il y demeure enfermé pendant plus de huit mois, soumis à des mauvais traitements physiques, psychologiques et spirituelles. Cependant, c'est là qu'il trouve l'inspiration pour composer certains de ses poèmes mystiques les plus connus. Il parvient à s'échapper dans la nuit du 17 août 1578.
En 1591, il est démis de ses charges dans l'Ordre. Malade, il se rend le 28 septembre à Úbeda (Jaén), où il passera les derniers mois de sa vie. C'est là qu'il meurt à minuit, dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 décembre 1591, à l'âge de 49 ans. Sa dépouille incorrompue repose à Ségovie depuis 1593.
La cérémonie de béatification a eu lieu en 1675 et celle de sa canonisation le 27 décembre 1726. En 1926, il est déclaré Docteur de l'Église.
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